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Les carrières de Saint-Aupre
Saint Aupre se situe dans un massif de calcaires du Turonien, il existe quatre groupes de trous verticaux complétés par des galeries horizontales. On y extrayait des terres réfractaires pour la fabrication de briques réfractaires tapissant les fours métallurgiques et les fours à tuiles. L’un d’entre eux, situé à la Maladière s’appelle le trou Rosset (du nom de son propriétaire exploitant de l’époque). C’était l’exploitation la plus importante des quatre. L’activité de cette carrière remonte à 1845. L’activité a cessé entre 1940 et 1950 (Il y avait encore un gardien en 1929). On pense qu’elle a pu occuper à son apogée une cinquantaine de personnes. A l’époque, lorsqu’on approchait, un decauville (petit chemin de fer) transportant le produit de l’extraction, reliait le « trou » aux quais de chargement dont on peut observer encore les vestiges aujourd’hui le long de la route de la Mollardière. Il reste près du trou Rosset et dans la forêt environnante des rails épars. La carrière est constituée de deux excavations principales d’environ 15 mètres, d’où partent des galeries. Des voûtes et des murs de soutènement sont encore visibles.
Une pompe d’exhaure (destinée à l’évacuation des eaux d'infiltration, principalement employée dans les mines et milieux souterrains) aspirante et refoulante, était nécessaire afin d’évacuer l’eau qui remplissait en permanence les cavités ; il subsiste aujourd’hui le bras de levier oscillant de cette pompe actionnée au fil du temps, d’abord à la force des bras, puis par un manège à cheval et enfin par une petite machine à vapeur. Les murs de la partie supérieure supportaient madriers et planchers destinés à la remontée des terres et blocs extraits, à la descente des matériaux et à l’activité de pompage. Aujourd’hui, ces lieux sont fantomatiques et l’atmosphère qui y règne est lourde, sans doute encore chargée de la masse des matériaux que les nos ancêtres charriaient. La nature a repris ses droits et ensevelit progressivement cette vie passée. Un dernier mot, la prudence est de mise si vous visitez ces sites : les abords sont instables et une chute pourrait avoir des conséquences terribles. Ne laissez pas les enfants s’y aventurer seuls. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter en mairie la documentation rédigée par A. Schrambach et C. Capolini, géologues et archéologues industriels.

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