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La Foire source de revenus L'an 1837 et le 13 du mois d'août, le Conseil
Municipal s'est réuni dans les lieux ordinaires....
Un membre a proposé, pour faire face aux dépenses de la commune,
d'établir un droit de place sur les bestiaux qui sont amenés à la foire
de Saint Aupre et qui se tient annuelle ment au hameau de la Rossetière.
Il a présenté le chiffre des dépenses et des revenus portés au budget de
la Commune et sommairement démontré qu'une taxe, même minime pourrait
être d'un grand secours.....
surtout aujourd'hui où il faut pourvoir à tous les frais occasionnés par
l'établissement de l'Ecole primaire et par ceux que l'amélioration des
chemins méritent.
Le Conseil considère...qu'une taxe sur les animaux quadrupèdes qui sont
amenés à la foire ne porte aucun préjudice aux propriétaires des
pâturages qui sont dans l'usage de les affermer de gré à gré aux
marchands étrangers à la commune, ni aux propriétaires des terrains sur
lesquels se tient la foire qui profitent seulement du prix des places
qu'occupent les marchands de vin, de comestibles et autres...
En conséquence, le Conseil décide d'établir des taxes ainsi qu'il suit :
1 : Pour chaque taureau, boeuf, vache , génisse ...............10
centimes
2 : Pour chaque cheval, mulet non attelé, non harnaché.....10 centimes
3 : Pour chaque porc, pourceau..................................10
centimes
4 : Pour chaque mouton, brebis, chèvre et autres animaux...5 centimes
( Le conseil propose également que les bestiaux mentionnés en 1, 2,
3,occupent une surface de un mètre ( ! ) et les autres d'un demi- mètre.
Cette proposition a été refusé par Monsieur le Préfet )
La présente délibération sera adressée à Monsieur le Préfet pour avoir
son avis et recevoir ensuite l'approbation ministérielle.....
Tous les membres présents ont signé..
L'an 1844 et le 23 du mois de mai , le Conseil Municipal s'est réuni....
Un membre fait observer...que par une délibération du 13 août 1937, le
droit de place établi sur les bestiaux amenés à la Foire annuelle du 22
septembre fut porté pour les moutons et brebis à 5 centimes. Cette taxe
paraît trop élevée, même dans l'intérêt de la commune en ce qu'elle
s'oppose à une plus forte consommation, tend à diminuer le nombre de
moutons et brebis amenés à la Foire....
Le Conseil prend en considération l'exposé ci-dessus et, à l'unanimité,
décide de réduire le droit de place à deux centimes et demi par tête....
Après lecture faite, les membres présents ont signé à l'exception de
Michel Barral qui a déclaré ne pas savoir..
Le Conseil défend sa Foire L'an 1841 et le 12 du mois de juillet, le
Conseil s'est réuni en session extraordinaire
à la suite d'une convocation à domicile...
Le Maire a mis sous les yeux la lettre de Monsieur le Préfet dans
laquelle il fait connaître que la commune de Saint Etienne de Crossey a
demandé la création de deux foires pour le 1er mai et le 1er septembre
et il invite le Conseil de Saint Aupre à donner son avis sur cette
demande.
Le Conseil considérant qu'il existe déjà onze foires dans le Canton de
Voiron ( Voiron 3, Chirens 4 , Pommiers 1, Saint Aupre 1), onze foires
dans le canton environnant de Saint Laurent du Pont, douze dans le
canton de Rives, deux dans celui de Saint Geoire ............
Le Conseil, considérant qu'il n'y a que les anciennes foires qui peuvent
se soutenir et que, depuis longtemps, le nombre de personnes et de
marchandises diminue par suite du trop grand nombre de foires, qu'elles
se nuisent et portent un préjudice grave au commerce, à l'industrie et à
l'agriculture, par la perte de temps pour le transport des
marchandises.
Le Conseil, considérant que le grand nombre de foires dont
l'érection a eu lieu depuis 1830 a porté un préjudice aux anciennes.
Le Conseil, considérant que la foire de Saint Aupre qui existe depuis
des temps immémorés ( ! ) et qui a lieu le 22 septembre dans le hameau
de cette commune le plus rapproché du village de Saint Etienne de
Crossey, et sur une partie de son territoire, profite également aux
aubergistes, cabaretiers et cafetiers de ce village.
Le Conseil, considérant enfin qu'il y a chose jugée sur l'érection des
foires réclamées par la Commune de Saint Etienne de Crossey puisque en
1838, Le Conseil Général a repoussé la même demande qu'elle présente
aujourd'hui : les faits, les circonstances et l'utilité sont identiques
et ne présentent d'autres distinctions si ce n'est qu'aujourd'hui, cette
commune demande deux foires et qu'en 1838, elle n'en demandait qu'une
qui lui fut refusée par le Conseil Général qui dans son impartiale
justice, maintiendra sa première décision.
Par ces motifs.....le Conseil Municipal déclare que le nombre de foires
est plus que suffisant.......ce qui ne permet pas d'accueillir la
demande de cette commune...
Après lecture faite, les membres présents ont signé à l'exception de
Michel Barral qui a déclaré ne pas savoir...
Plus de 170 ans après :
On ne connaît bien dans la région que la Beaucroissant , la Saint-Martin
de Voiron et la..Saint-Aupre.....
Gérard SAINFORT
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