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Les 150 ans de nos églises
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Samedi 2 juillet, la population était nombreuse à se presser sur la place de l’église du Bas pour ce moment de partage et d’amitié. Le comité paroissial, cheville ouvrière de l’organisation, les très nombreux villageois bénévoles, petites mains de l’ombre, ô combien indispensables, les élus, se sont dépensés sans compter pour que cette fête soit une réussite. Dans l’après-midi, ce sont d’abord des promenades en calèche qui furent proposées par l’ami Marcel, un vrai moment de bonheur pour les plus jeunes. Pendant ce temps, les plus grands admiraient la maquette de la vie d’autrefois avec des personnages d’un autre temps, mais si réalistes. Céline et son groupe, juste avant la démonstration de taï chi chuan, accueillaient les curieux sur le stand de la pharmacie du Bon Dieu ; ils donnaient mille et un conseils et explications quant à l’utilité des orties, pissenlits et autres végétaux de la nature environnante, pour parfaire la santé de chacun. Puis place à la messe et enfin la présentation des deux oeuvres commémoratrices de l’évènement, qui seront installées dans leur église respective, en présence du maire, de son conseil municipal, d’Arlette Gervasi, conseillère régionale et de nombreux élus des communes voisines.
Il y a 150 ans, les Pères Chartreux ont contribué en monnaie sonnante et trébuchante à l’édification de l’église de Saint-Aupre-le-Haut ; samedi 2 juillet, Chartreuse Diffusion contribua à ce que l’apéritif soit joyeux et ensoleillé aux couleurs de la Chartreuse tandis que le groupe folklorique espagnol du Léon donnait une démonstration époustouflante de son talent. Juste avant le repas partagé, place au diaporama commenté sur la vie des deux églises du village. Un excellent travail réalisé à partir des photos de nombreux Saintaupriens et de recherches effectuées dans les archives par les passionnés. Et au final, une information parfaitement appréciée par tous, certains découvrant même quelques éléments inconnus d’eux, d’autres reconnaissant des anciens personnages du village, bref, une rétrospective intéressante et fort bien commentée.
Et pour ceux qui n’ont pu se déplacer voici les oeuvres qui vont permettre d’immortaliser l’anniversaire qui donna lieu à une belle fête du village prouvant une fois de plus qu’à Saint-Aupre on est capable de se rassembler sur des thèmes différents pour faire plaisir et se faire plaisir. L’oeuvre collective. Une tapisserie intitulée « l’âme du village » Cette oeuvre est l’histoire de onze brodeuses de Saint-Aupre et elle a nécessité plusieurs techniques de réalisation. L’encadrement de bandes brodées en laine d’Aubusson 4 brins, représente, entre autres, les logos de la paroisse du diocèse des Chartreux. Ces logos s’insèrent sur un fond jaune orangé, symbole de joie et de lumière. L’église et le tilleul, réalisés en technique de patchwork, trônent au centre du village. Une ribambelle d’enfants se tourne vers l’avenir, message d’espoir.
« Saint Aupre »
Ce magnifique tableau a été réalisé par Camille Bellion-Jourdan dite KMI, artiste peintre demeurant à Saint-Aupre-le-Haut. Camille a donc peint Le « Saint Aupre », une première. Ce prêtre séculier, né au VIIème siècle dans l’Yonne, décida de suivre deux préceptes de l’évangile selon Saint-Luc : « Celui qui ne renonce pas à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple » et « Nul n’est prophète en son pays ». Laissant biens et terres, il décida de rejoindre l’évêque de Saint-Jean-de-Maurienne Léporius, réputé pour sa sainteté. Mais il fut retenu par l’évêque de Grenoble, Clarus, qui lui confia la paroisse de La Terrasse. C’est sans doute en Isère qu’il s’installa dans une vie de sainteté, hébergeant, nourrissant, soignant pauvres et malades. Il fut et reste encore prié par les rhumatisants. |
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Un peu d'histoire
Saint-Aupre-le-Haut, Saint-Aupre-le-Bas, un seul village avec de nombreux hameaux dont l'altitude varie de 930m pour le point le plus haut (Baracuchet) à 450m au point le plus bas du village, quelques mille habitants et... deux églises, une particularité rare et, ...un patrimoine extraordinaire à préserver.
Jusqu'au milieu du XIXeme siècle, il n'y a qu'une seule église située au village et qui fut fermée pendant la révolution avant d'être réouverte en 1804. Elle était en mauvais état, trop petite, et le conseil municipal décide, après avoir longtemps hésité, de la reconstruire sur son emplacement suite à un don de quelques généreux habitants de la commune. Mais ceux « d'en haut » deman-dent le déplacement de l'édifice au centre géographique de la commune.
Le conseil municipal refuse et maintient la reconstruction d'une nouvelle église au village « d'en bas », église qui, avec son clocher, sera terminée et bénie le 28 Juin 1861. Les Saintaupriens « d'en haut » créent alors un syndicat, le syndicat des Vials, et construisent a leurs frais, une église, un presbytère et un cimetière. L'édifice est livré au culte le 1er octobre 1862. Cette année 2011 marque les 150 ans de l'église « du Bas ». Celle « d'en Haut » les fêtera en 2012. La communauté catholique, en partenariat avec la municipalité et le Comité des fêtes, a décidé de fêter ces deux anniversaires en même temps. Une œuvre pour chaque église Pour celle « du Bas », un travail collectif utilisant différentes techniques de couture et de broderie est en cours : à l'heure actuelle, brodeuses et couturières mettent la dernière touche à leur travail. Pour celle « du Haut », Camille Bellion-Jourdan, dite KMI, une peintre renommée et récemment invitée d'honneur du deuxième méli-mélo des peintres de Croqu'arts, réalise un tableau représentant Saint-Aupre, a partir de ses recherches faites auprès des évêchés de Grenoble et de Saint-Jean-de-Maurienne. Ce sera une première car, à notre connaissance, il existe peu d'iconographie de ce saint à l'origine du nom de notre commune. Ces deux tableaux seront présentés le samedi 2 juillet avant de trouver leur place respective dans nos deux églises. Ainsi chacune gardera un témoignage de cet anniversaire.
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La réalisation d’un tableau collectif à l’occasion des 150 ans de l’église du village est bien avancée. Chaque jeudi, l’équipe de brodeuses se retrouve pour faire le point sur l’avancement des travaux et réfléchir aux couleurs en fonction des laines offertes. Au fil des rencontres, les techniques se diversifient : appliqué, point de florence, point byzantin, etc…
Les brodeuses de la tapisserie de Voiron apportent leurs conseils avisés.
Personne ne compte ses heures, et toutes attendent le 2 juillet pour vous montrer leur ouvrage.
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